» ceux qui ne sont pas là manquent »
j’ai utilisé cette phrase pour la première fois en juillet 2004, quand une de mes cousines nous a quittés. A l’époque je l’avais envoyé par message à ma « copine » (distante), car, perdu, je cherchais une pierre sur laquelle me poser pour repartir.
Cette cousine c’est celle qui avait dit un jour vouloir partir avant son grand père pour ne pas le voir mourir. D’un côté quelle chance elle a, mais quelle tristesse elle a aussi laissé.
Certaines images ne s’oublient pas, certaines sensations sont gravées à vie.
Certes, un baiser tel que j’ai eu le droit d’en avoir un récemment par ma douce et auquel je pense encore et tout frissonnant je me demande quand aura lieu le prochain… et en comparaison, le toucher, froid, de ce matin me laisse de glace.
Un corps pourtant en général si chaleureux, frileux certes, mais ouvert et chaud… éteint à jamais, mais flamme rallumée dans le coeur de tous.
Un premier infarctus avait annoncé une fin proche… il y a 40 ans tout de même !
Il est entré à l’hôpital lundi, notamment pour des examens, on lui avait promis qu’il sortirait dans les 48h, on avait oublié de préciser comment…
Les 80 ans de mamie dont il voulait tant être présent, dont il a écrit le texte la semaine dernière et noël prochainement seront les principales épreuves de la solitude.
C’est là que les roches les plus solides sont recherchées et en général elles ne sont pas à portée de main, il faut faire avec, s’avoir s’accoutumer, assumer, prendre sur soi et … craquer. Aucun roc n’est solide, ce n’est qu’une carapace qui cache une éponge, seule compte la différence d’épaisseur de la carapace.
Ces moments de vacillements sont humains et peu présent en moi, assez refermé que je suis. Les 2 dernières fois étant le départ de ma choupinette pour retourner chez elle et la vue de mon grand père.
Dieu a rappelé l’un des sien, il sera assis à sa droite car il est juste et droit, il va retrouver ma cousine.
Un homme bon, très bon, qui a vécu de très grand moments de l’histoire de notre pays, qui est né dans ma salle de bains, a toujours été là pour ses enfants et petits enfants, à les protéger, les chouchouter, franches rigolades, des moments inscris à jamais.
papy je pleure tel un gros bébé, je t’aime et ne t’oublierai jamais
na lingui yo mingui